Coup de cœur : De pierre et d’os

De pierre et d’os, écrit par Bérangère Cournut publié aux éditions Le Tripode

Le premier contact est visuel : c’est un objet magnifique ! Cette illustration de Juliette Maroni représente la glace qui se brise et qui sépare. On est immédiatement attiré par le livre. Du coup, on le prend en main, et c’est un crime car mon inculture m’empêche de vous dire avec quel papier un peu cartonné et doux la couverture de ce roman est fabriquée. Ce que je peux vous dire, c’est que ce travail c’est de l’Artisanat au sens noble du terme. Le Tripode, car il s’agit de cette maison d’édition, est un éditeur artisan. Il fabrique des beaux livres, qu’on a envie de lire, d’offrir et de conserver précieusement.

Ensuite, vient la lecture. A la fois lecture d’un conte, d’un roman d’aventure, d’un roman d’apprentissage, d’une fable. Ce texte débute avec la banquise qui se brise et qui sépare une jeune fille- Uqsuralik – de sa famille. Son père a juste le temps de lui lancer une couverture pour la survie. Car c’est dans le grand froid chez les Inuits que l’histoire se déroule, et c’est bien une histoire de survie qui va commencer. Un roman d’aventure mais aussi un roman initiatique, car Uqsuralik va vivre et va grandir, côtoyant d’autres tribus, affrontant la rudesse du froid mais aussi celle de la faim, des animaux et des autres humains. Enfin, je dirai un conte car son absence de date donne une intemporalité au texte et du coup une universalité. Il était une fois une jeune fille séparée de ses parents qui va devoir apprendre à vivre seule, qui va devoir affronter les éléments, puis connaîtra l’amour, aura des enfants ….

Ce livre se lit d’une traite. Dès les premières lignes, on est happé par l’histoire et ce, jusqu’à la fin du roman. L’écriture est à la fois simple, sobre mais aussi sophistiquée car l’auteur intègre au fil de l’histoire des chants écrits à la manière de ceux des Inuits. Il faut aussi préciser que l’auteur Bérangère Cournut a été en résidence au Muséum d’histoire naturelle et a ainsi pu faire des recherches notamment dans les archives de Jean Malaurie pour nourrir son roman. A la fin du livre, on peut d’ailleurs voir un cahier de photographies qui mettent en lumière les aventures d’Uqsuralik.

Je recommande très chaleureusement ce livre qui est un vrai grand coup de cœur. Faites comme moi: lisez-le, offrez le !

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